MaaaaiiiiiSSSS, aPReS CeCi, iL Ne ReSTeRa Que uNe FiCS eN PLuSieuRS PaRTieS
aVaNT Le BoNuS FiNaL
BoN, J'ai PaS éTé VaCHe C'Te FoiS Ne??
B'NNe LeCTuRe
Auteur : Sahad.
Seul le silence lui répondit. Intrigué, Tom releva la tête pour voir son frère, le visage dans la main, le coude sur l'accoudoir, le regard fuyant. Non... ?
« Tu l'as fait à la dernière ? » s'amusa le châtain.
« Tu crois qu'on a passé notre temps à jouer aux mikados ? » grimaça Bill.
« Sérieux ? » un large sourire étirait les lèvres de son jumeau.
« Et alors ? » grogna son interlocuteur.
Le guitariste partit dans un fou rire, exaspérant légèrement son vis-à-vis qui préféra essayer de concentrer son attention sur le générique de la série débile qui défilait à la télévision. Mais visiblement, son frère avait du mal à se calmer, se tenant le ventre en riant ; le brun leva les yeux au ciel pour mieux reporter son attention sur l'écran où passaient des pubs. Tom se redressa finalement, encore à moitié hilare.
« Content de te faire rire... » grommela son jumeau.
« Désolé, c'était plus fort que moi... » articula le châtain.
« C'est ça... » grogna-t-il. « Tu vas me dire que tu ne l'as jamais fait, toi, peut-être ? »
« Je suis pur et innocent ! » se défendit le guitariste.
« A d'autres. »
« Bon, oui, je l'ai déjà fait. » avoua Tom.
« Hah ! Alors t'as pas de quoi te marrer ! » répliqua Bill.
Son frère esquissa un sourire amusé et se leva pour aller chercher un chewing-gum dans un bocal posé sur le buffet, ce qui n'échappa pas au brun :
« Tu m'en files un ? »
« Y en a plus... » répondit le châtain en revenant sur le canapé, la friandise entre les dents.
Il l'aurait d'ailleurs enfournée si son adorable frangin ne l'avait pas attrapée d'un geste vif pour se l'approprier, ne lui en laissant qu'un centimètre dans la bouche. Tom grogna et se tourna vers son voleur :
« Sagouin. »
« Was ? » demanda innocemment Bill en mastiquant le chewing-gum.
« C'était à moi. » bougonna le guitariste.
« T'as qu'à venir le chercher si t'es pas content. » ricana le brun en reportant son attention sur la télévision.
Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était que son jumeau prendrait la provocation au pied de la lettre : le châtain s'avança et, attrapant son frère par les épaules, plaqua ses lèvres sur les siennes. Pris au dépourvu, Bill se rattrapa tant bien que mal au canapé, les yeux exorbités, toutes ses pensées cohérentes balayées comme des morceaux de paille par le vent ; il ne réagit même pas en sentant la langue de son vis-à-vis se glisser dans sa bouche, jouant avec la sienne, pour finalement récupérer son bien. La seule chose qui percuta réellement dans son esprit fut : IL M'EMBRASSE... ! Le musicien se redressa, un sourire aux lèvres :
« Et voilà. »
« T-Tom... Warum ? » articula Bill avec difficulté, n'en revenant pas.
« ''Warum'' ? » répéta son jumeau comme s'il ne comprenait pas le pourquoi de la question. « Tu m'as bien dit ''t'as qu'à venir le chercher'', nan ? »
« Ja, aber... (oui, mais) » souffla le chanteur.
« Ben, voilà, je l'ai récupéré. » répondit simplement son interlocuteur.
« Mais tu m'as embrassé ! » protesta le brun.
« Et alors ? » Tom haussa les épaules. « Dis pas ça comme si je t'avais violé. C'était qu'un petit bisou, t'as déjà embrassé des filles, non ? »
Bill en resta sans voix. Comment ça ''et alors'' ? Son frère allait-il bien ? Cette terrible fièvre de la veille l'avait-elle complètement lobotomisé ? Il fixa son jumeau pendant un long moment, le regardant mastiquer le chewing-gum qui se trouvait dans sa propre bouche à peine quelques secondes auparavant. Le guitariste soupira finalement et croisa son regard :
« Quoi ? T'as jamais embrassé un mec ? »
« Ben... Non... » répondit son vis-à-vis.
« Ah oui, c'est vrai... ''Je ne ferais jamais rien avec un garçon''. » se rappela Tom en singeant son frère pendant l'une de leurs interviews. « Ben alors dis-toi que c'était une expérience comme une autre. »
« Han ? » le brun haussa un sourcil.
« Tu disais bien qu'on a qu'une vie et qu'il faut en profiter, non ? » reprit le guitariste.
« Heu, oui... » son frère cherchait visiblement le rapport entre le deux.
« Et tu ne connais pas le dicton qui dit ''il faut tout essayer dans la vie pour ne pas mourir idiot'' ? » demanda le châtain.
Si, il le connaissait, mais pas pour de telles circonstances. Tom leva les yeux au ciel puis les mains en signe d'impuissance et s'extirpa du canapé afin d'aller chercher de quoi boire dans le frigo, laissant son jumeau seul pour accuser le coup : il venait de se faire embrasser, par un garçon, son frère et pour un chewing-gum. Un frisson lui parcourut le dos alors qu'il se mettait en boule, regardant les images défiler à la télé. Lorsque sa moitié fut de retour, il hésita quelques instants, se remémorant les paroles de son jumeau, avant de murmurer :
« Et toi ? »
« Han ? » le guitariste lui adressa un regard interrogateur.
« T'as déjà embrassé un mec ? » demanda-t-il.
« ... Oui. A commencer par toi. » répondit simplement son frère.
« Pardon ? » Bill manqua de tomber du canapé sous le coup de la surprise, son pauvre c½ur n'allait pas survivre à la soirée.
« Tu t'en souviens probablement pas. » décréta son jumeau en voyant la tête qu'il faisait. « C'était au nouvel an, t'étais complètement bourré et je t'ai ramené dans ta chambre. Je suppose que t'as voulu me faire un bisou pour me dire bonne nuit mais le fait est que tu m'as quand même roulé une pelle. »
« WAS ? » le brun n'en revenait pas, les yeux ronds comme des soucoupes.
« Je ne mens pas. » déclara simplement Tom.
« Mais... Tu ne m'as rien dit après... » souffla Bill.
« Ben, non. Tu n'as jamais abordé le sujet et vu que tu t'en souviens pas. » se justifia-t-il. « Ça te choque tant que ça ? »
« Tom, as-tu seulement conscience du nombre de cuites qu'on s'est tapées cette année ? » gémit le chanteur. « Si ça se trouve, j'ai très bien pu embrasser d'autres personnes... ? »
« Nein. » répondit le guitariste, catégorique.
« Han ? »
« J'ai veillé au grain. » sourit le châtain. « On a pris toutes nos cuites ensemble, je te rappelle. »
« Heh ? »
« Et ne me demande pas pourquoi, tu sais très bien que je n'ai jamais voulu partager mon frère avec qui que ce soit. »
Bill ouvrit la bouche mais ne parvint pas à en sortir un son. Il n'arrivait pas à assimiler toutes les informations qui venaient d'être envoyées à son cerveau ; il se recroquevilla un peu, entourant ses genoux de ses bras, ce qui eût pour effet de faire soupirer Tom :
« T'inquiète pas, j'ai pas pour habitude de sauter sur les gens. »
Bien sûr, il le savait. Mais c'était tellement incroyable. Il se faisait embrasser, son frère lui annonçait qu'il l'avait lui-même embrassé auparavant alors qu'il ne s'en souvenait même pas, il lui avait avoué avoir embrassé des garçons... ça fait beaucoup. Surtout pour une seule soirée. Il ne parvenait même pas à écouter le journal télévisé, trop perdu dans ses pensées. Ses yeux allèrent presque malgré lui vers son jumeau, il ne le regardait pas, il s'était assis à un bon mètre de lui... Il se surprit à le détailler : ses yeux, ses lèvres, son visage, ses cheveux, son corps... Il n'éprouvait pas du dégoût, non, ni même de la rancune ; il le considérait simplement, remarquant qu'au fond, il était plus choqué par l'idée de ne pas se souvenir qu'il l'avait embrassé au nouvel an que par ce qu'il venait de se passer.
Normalement, n'éprouve-t-on pas de la répugnance quand c'est avec son frère ? Et jumeau qui plus est ? Normalement, n'embrasse-t-on pas que la personne autour de laquelle on tourne depuis un moment ? Normalement, n'est-on pas gêné d'embrasser un garçon alors qu'on est hétéro ? Il se mordilla la lèvre inférieure, tournant et retournant ces questions dans sa tête. Pourtant, il avait beau faire, une seule et unique vérité le turlupinait : non, ça ne le dérangeait pas plus que ça. Bien sûr, ça l'avait choqué sur le coup parce qu'il ne s'y attendait pas, mais... Son regard se porta à nouveau sur son jumeau.
Que ferait-il, si on le lui enlevait ? Après tout, il avait toujours eu un sentiment de colère envers ses copines... Parce qu'il avait l'impression qu'elles l'éloignaient de lui. Tom avait-il ressenti la même chose à son égard ? Au fond, il avait toujours eu cette sensation que son frère lui appartenait, qu'il était à lui et à personne d'autre. Mais c'était normal entre jumeaux... Non... ? Il ne savait plus trop. Tom se leva, le faisant sursauter, il alla dans la cuisine, jeta son chewing-gum et prit la bouteille de coca qu'il restait ; remarquant le regard de Bill, il lui adressa un sourire :
« Je veux regoûter aux bienfaits du coca pétillant. T'en veux ? »
« Heu... Ja, danke. » accepta le brun.
Le guitariste lui tendit la bouteille. Le jeune chanteur se souvint alors de lorsqu'il avait bu au goulot... Il n'avait pas la galle. C'était ce que lui avait dit son frère... Il esquissa un sourire et murmura :
« Tom... Gustav a enlevé le gaz de cette bouteille. »
« Was ? Neeeeeiiiiin... » gémit son jumeau en se laissant tomber dans le canapé. « Je veux du coca normal... ! »
« On n'aura qu'à aller en chercher demain. J'ai trois euro. » proposa Bill. « Georg n'a pas voulu que je le rembourse pour le jambon. »
« Trois euro ? C'est tout ce que t'as ? » s'étonna le châtain.
« 'Me suis acheté un jean vendredi dernier... » expliqua le brun. « J'avais flashé dessus. »
« Quand je dis que t'es pire qu'une fille. » plaisanta son frère. « T'inquiète, il me reste mon argent de poche. »
« Combien ? » l'interrogea son vis-à-vis.
« Dix euro. »
« Ok. »
Bill considéra son jumeau un long moment, cette petite discussion l'avait détendu. Rien n'avait changé, au fond. Ils avaient toujours été aussi proches. Le jeune chanteur se redressa un peu, faisant face à sa moitié ; celui-ci lui adressa un regard interrogateur. Un mince sourire étira les lèvres du brun :
« Tom... ? »
« Hm ? »
« Embrasse-moi encore. »
L'intéressé le dévisagea avec une surprise non feinte, il cherchait à comprendre ce changement dans le comportement de son frère, mais seul des yeux malicieux lui répondirent. Hésitant, il se rapprocha, se pencha doucement et vint chercher ces lèvres offertes. Elles n'attendaient que lui. C'était le message que lui faisait passer son jumeau, répondant tendrement à son baiser. Tom se rapprocha encore, glissant une main derrière la nuque de son vis-à-vis ; Bill frissonna à ce contact, s'avançant un peu plus. Il entrouvrit les lèvres en sentant la langue du guitariste les caresser. Il esquissa un sourire, passant ses bras autour du cou de son frère, l'attirant un peu plus contre lui ; il sentit un bras enlacer sa taille et le rapprocher davantage.
Sans briser leur baiser, le jeune brun se releva et se glissa sur les cuisses du châtain, ce qui n'était apparemment pas pour déplaire à ce dernier. A peine eurent-ils mit un terme à ce baiser qu'ils s'embrassèrent encore, se lovant l'un contre l'autre, savourant la chaleur de leurs corps respectifs, leur proximité, leur présence mutuelle... Bill sentit son bas-ventre s'éveiller, il n'en embrassa que plus son partenaire, conscient de l'excitation qui montait rapidement en lui ; il se pressa un peu plus contre Tom et esquissa un sourire : lui non plus n'était pas des plus calmes à en juger par la forme naissante entre ses jambes. Le guitariste délaissa ses lèvres pour honorer sa mâchoire des siennes, son cou... Le jeune brun laissa échapper un soupir de bien être, savourant ce contact doux et chaud contre sa peau, contrastant avec le froid métallique de son piercing. Il pouvait sentir les mains du châtain glisser dans son dos, effleurant son corps, descendant vers ses fesses ; il aimait ces attentions.
Un bruit strident les tira de leur petit monde. Deux regards prêts à faire fuir des sulfateuses doublées de bazookas se tournèrent vers le téléphone sans fil qui hurlait sur la grande table du salon ; Bill hésita, jeta un regard à son frère qui, de toute évidence, était disposé à le laisser sonner, puis il soupira et se leva. Il attrapa le téléphone et décrocha :
« Hallo ? »
/Ah, Bill ! Hallo ! C'est maman. / l'informa la voix à l'autre bout. /Ta tante m'a appelée pour me dire que Tom n'allait pas bien, mais je n'avais pas mon portable avec moi alors je n'ai eu le message que maintenant. Dis-moi, comment ça va /
« Oh, eh bien... » le brun risqua un coup d'½il vers sa moitié, il s'était levé et regardait ailleurs, tordant ses lèvres dans une moue significative de mécontentement. « Il va bien. La fièvre est tombée et il se porte comme un charme. »
/Oh, alors tout va bien, n'est-ce pas / insista-t-elle.
« Oui, maman, tout va bien. » répondit l'adolescent, fixant son frère.
/Ah bon, tu me rassures, je pensais déjà à rentrer pour voir si ça allait mais si tu me dis que c'est bon alors je reviendrais vendredi, d'accord /
« D'accord. »
Tom poussa un profond soupir et s'écarta du canapé dans le but de s'enfoncer dans le couloir. Bill sentit son c½ur manquer un battement et répondit précipitamment :
« Amuse-toi bien, maman, au revoir ! »
Sur ce, il raccrocha et attrapa son frère par le bras, l'empêchant d'avancer. Ce dernier lui adressa un regard mi-irrité mi-interrogateur ; le chanteur prit, comme il put, un air indigné et lança :
« Tu vas pas me planter là, si ? »
Le guitariste le considéra pendant quelques secondes, visiblement laissé perplexe par cette remarque. Son jumeau esquissa un sourire et, le tenant toujours par la main, l'attira à lui ; le châtain se laissa faire, ne refusant visiblement pas de poursuivre ce qu'ils avaient commencé, il reprit les lèvres de son compagnon dans un tendre baiser. Bill y répondit sans attendre, préférant ne pas perdre cette occasion qui se présentait à lui. Il sentit tout à coup le rebord en bois verni de la table contre l'arrière de ses cuisses ; troublé, il délaissa la bouche de son frère pour jeter un regard en arrière. Tom esquissa un sourire et, déposant un baiser dans son cou, murmura :
« Pressé ou pas ? »
Le jeune chanteur hésita avant de sourire à son tour et d'embrasser son compagnon en guise de réponse. Son vis-à-vis y répondit avec plaisir, le poussant un peu plus contre la table ; Bill étouffa un hoquet lorsque leurs entrejambes se rencontrèrent, aussi désireuse l'une que l'autre. Sentant ses jambes lui faire peu à peu défaut, il s'appuya sur la table, laissant son frère l'allongé sur le bois ; il lui adressa un regard amusé, savourant les attaques que son vis-à-vis exerçait dans son cou et sur la surface de ses clavicules que son t-shirt laissait apparaître. C'était délicieux. Et sentir le corps de son jumeau contre sa virilité ne l'excitait que davantage. Le visage de Tom revint à la hauteur du sien :
« Je pose la question juste au cas où mais... Tu n'as jamais couché avec un mec, pas vrai ? »
« Nein. » avoua Bill.
« Je vois... » il lui retira doucement son boxer, sans geste brusque.
« Tom... »
Inexplicablement, le brun sentit une vague d'angoisse au fond de lui, il déglutit. Non, il n'avait jamais couché avec un garçon, mais plus que ça, l'idée d'être pénétré lui faisait peur, la douleur l'effrayait ; il sentit son c½ur s'accélérer, battant soudainement à tout rompre. Son vis-à-vis esquissa un sourire et lui vola un baiser :
« Ne t'inquiète pas. Moi, si. J'irais doucement, ne t'en fais pas. »
« Tom... » souffla son jumeau.
« Hm ? »
« ... » Bill baissa légèrement les yeux, puis les releva. « Danke. »
Pour toute réponse, le guitariste lui sourit à nouveau et s'agenouilla. Perplexe, le brun le regarda faire ; Tom plaça ses mains sur les cuisses de son chanteur, le faisant frissonner d'appréhension, et entreprit de donner des petits coups de langues sur la virilité dressée de son frère, lui arrachant un hoquet. Bill ferma les yeux et se mordilla la lèvre inférieure, ses doigts se crispant sur la table face à cette sensation enivrante qui avait remonté son corps pendant quelques secondes. Rouvrant les yeux, il rencontra le regard espiègle du châtain qui attendait visiblement quelque chose...
« Encore... » chuchota le brun, oubliant d'un seul coup toute sa fierté pour s'adonner un peu plus à ce délicieux plaisir.
Tom esquissa un sourire et reprit ce qu'il était en train de faire, y ajoutant des baisers, caressant plus franchement la hampe de son vis-à-vis à l'aide de sa langue, lui extirpant des gémissements sensuels et érotiques. Bill laissa sa tête basculer en arrière, ne cherchant nullement à étouffer les sons qui s'échappaient de sa gorge au fur et à mesure que son jumeau le comblait ; c'était bon, délicieux, succulent. Chaque effleurement de la langue de son partenaire le faisait frissonner, éveillant un peu plus cette chaleur naissante dans son bas-ventre. Ce n'était pas la première fois qu'on le lui faisait, mais le simple fait de savoir que c'était Tom l'excitait davantage, presque jusqu'à un point de non retour.
« Tom... » gémit-il.
L'intéressé leva les yeux pour pouvoir admirer le visage du jeune chanteur, le rougissement de ses joues contrastait énormément avec le contour noir de ses yeux, maquillage qu'il n'avait pas enlevé ; sa bouche légèrement entrouverte et son souffle court presque saccadé ne l'en rendait que plus désirable. Voir ce si joli visage dans un tel état ne lui donnait qu'une envie : le contempler, criant de plaisir et jouissant d'un orgasme sans bornes. Il esquissa un sourire à cette idée et entreprit de prendre la virilité du brun en bouche, lui arrachant un hoquet court et terriblement excitant. Mais il fallait qu'il le pousse plus loin, beaucoup plus loin : entourant le membre de son compagnon d'une main, il y appliqua un lent va et vient, embrassant simplement l'extrémité du bout des lèvres. Sa langue caressa la peau lisse de son gland, titillant joyeusement le sommet de son sexe dressé ; Bill en gémit de plus belle, portant la main à sa bouche pour retenir le flot d'extase de sa voix, son bas-ventre se perdant dans les picotements et la chaleur brûlante qui précèdent la jouissance.
Le guitariste sentit un léger goût amer et écarta son visage, levant les yeux vers celui de son jumeau qui tenta d'étouffer ce gémissement plus puissant que les autres. Il observa avec satisfaction le liquide chaud et blanchâtre qui s'échappait de la virilité de son vis-à-vis et perlait sur ses doigts ; il se releva et, soulevant légèrement le t-shirt de son jumeau, déposa un baiser sur son ventre :
« C'était bon ? »
Bill s'était allongé sur la table, sa poitrine se soulevant au rythme saccadé de sa respiration, inspirant les grandes goulées d'air qui semblaient lui faire défaut. Ses yeux fiévreux se figèrent dans les siens et un faible sourire étira ses lèvres :
« Trop... »
« Parfait. »
Sur ce, le châtain se rapprocha un peu plus, noyant son visage dans le coup de sa proie, embrassant cette peau de pêche offerte, vulnérable. Son propre désir commençait à se faire pressant, mais il fallait se montrer patient : une première fois n'était jamais simple et il ne voulait surtout pas faire souffrir son compagnon. Le brun se laissait totalement dominer, ce qui n'était pas pour déplaire au jeune châtain : cela facilitait grandement sa tâche. Sa main délaissa l'entrejambe de son compagnon pour descendre un peu plus bas, vers l'intimité du chanteur, ce dernier se crispa légèrement ; l'adolescent aux dreads déposa un nouveau baiser dans son cou et murmura :
« Je ne vais pas te pénétrer tout de suite, détend-toi. »
« Désolé... » souffla le brun, confus.
« Y a pas de quoi. » le rassura son frère.
Tom lui mordilla le lobe de l'oreille, laissant à sa langue tout le loisir de caresser ce cou dénudé ; Bill pencha légèrement la tête sur le côté, savourant ces attentions. Il frissonna en sentant les doigts humides de son frère caresser l'entrée de son être, doucement, simplement ; ce contact l'angoissa un peu mais, paradoxalement, cela l'apaisait aussi : le guitariste prenait soin de lui, il ne hâtait pas les choses alors que le brun pouvait sentir contre son pied à quel point son vis-à-vis en avait envie. Un nouvel effleurement contre son intimité le fit soupirer de bien être : c'était bon. Le châtain prenait son temps, dessinant du bout des doigts le contour de cette petite porte ; ses lèvres s'amusaient sur une clavicule découverte par le t-shirt. Puis il se redressa pour murmurer à l'oreille de son compagnon :
« Je vais entrer un doigt. »
Le jeune chanteur frissonna, sentant une légère pression se faire contre le rempart de son corps ; le guitariste procédait doucement, avec une lenteur qui en aurait peut-être exaspéré plus d'un, mais il gardait patience, faisant glisser son doigt à l'intérieur de ce cocon brûlant. Il sentit son compagnon se crisper mais n'arrêta pas, le pénétrant de son majeur ; il leva les yeux vers le visage de son jumeau : il avait fermé les yeux et déglutissait.
« Ça va ? »
« Hm. » Bill hocha la tête.
Son vis-à-vis entreprit alors de retirer lentement son doigt, jusqu'à la dernière phalange, puis inversa son mouvement pour s'aventurer une nouvelle fois à l'intérieur de son frère. Peu à peu, il le sentit se décrisper ; se penchant, Tom déposa un baiser dans son cou et esquissa un sourire lorsque le brun accentua cette pénétration d'un mouvement de bassin. Sa main libre se glissa sous le t-shirt ample de son chanteur, flattant son torse de douces caresses.
« Bill... » murmura-t-il. « Je vais entrer un deuxième doigt en toi... »
L'intéressé hocha la tête, se mordillant légèrement la lèvre inférieure. Il se crispa à cette nouvelle intrusion, c'était quelque chose d'étrange, mais pas désagréable... Sentir les doigts de son compagnon glisser contre les parois intérieures de son être l'excitait, c'était doux, doux et entêtant. Mais il avait également cette sensation de soif non étanchée, bougeant son bassin dans le but d'accentuer ces caresses et ces sensations. Tom accéléra légèrement le mouvement de ses doigts, arrachant une plainte de plaisir à son frère ; mais ça n'était pas encore assez, il en voulait plus. Il étouffa un gémissement en sentant une troisième intrusion en lui et se cambra légèrement : c'était bizarre, ça ne faisait pas mal, mais peut-être n'en était-ce pas loin, à mi-chemin entre la douleur et le plaisir. Les allées et venues que son le guitariste faisait en lui étaient des plus exquis, le faisant gémir de plus en plus fréquemment ; ses doigts crissèrent sur le bois verni de la table lorsqu'il referma les poings, se mordillant la lèvre inférieure. Le châtain accéléra une nouvelle fois la cadence, le faisant perdre pied :
« T-Tom... ! »
Son coeur battait à la chamade, tambourinant jusque dans ses tempes, son souffle était court et haché, mais il avait l'agréable sensation de planer. Sa semence se répandait doucement sur son ventre. La table lui paraissait tout à coup passablement fraîche, sa respiration dessinant un petit halo de buée sur le verni. Il avait l'impression que sa tête était plus lourde, qu'il lui fallait plus de force pour la tourner ; son regard se plongea dans celui de son jumeau. Tom le considérait tendrement... Bizarrement, malgré sa position et son état, Bill ne ressentait aucune honte, juste une parfaite satisfaction. Il esquissa un sourire, se redressa et embrassa son vis-à-vis qui haussa un sourcil :
« Bill... Je t'ai sucé... »
« Ça, c'est le dernier de mes soucis. » soupira le brun en l'embrassant une nouvelle fois.
Le châtain n'insista pas, répondant au baiser de son compagnon. Sa main descendit à sa propre ceinture, la défaisant sans bruit, sans tintement, puis il s'attaqua à son jean ; ce n'était pas très pratique avec une seule main et en embrassant son jumeau mais il y arriva tout de même sens trop de mal. Un sourire étira ses lèvres et, délaissant les lèvres de Bill, il murmura :
« Mais ce n'est pas encore fini. »
Le jeune chanteur eût un petit rire et hocha la tête, capturant une nouvelle fois la bouche de son frère. Tom l'allongea à nouveau sur la table, préférant cette position ; il passa la main sur le ventre de son vis-à-vis, ramassant cette substance liquide et fort appréciable en de telles circonstances, puis en induisit sa propre virilité.
« Bill... »
« Ja ? »
« Tu me dis si tu as mal, ok ? J'arrêterais. »
« D'accord. »
Le guitariste lui adressa un sourire rassurant et vint chercher ses lèvres dans un tendre baiser, sa main libre vint câliner l'un des tétons de son compagnon, sous son t-shirt ; pendant ce temps, il plaça le sommet de son gland contre l'intimité du jeune brun. Il hésita quelques instants avant de se résoudre à appuyer légèrement, écartant avec douceur l'anneau de chair ; il manqua de perdre le contrôle en sentant cette vive chaleur entourer son membre mais les doigts qui se crispèrent dans le dos de son t-shirt, le gardant ancré à la réalité : c'était la première fois que Bill couchait avec un garçon, il fallait que ça soit en douceur... Se mordant le coin droit de la lèvre, il inspira profondément et reprit son mouvement, une très lente pénétration. Le chanteur eût un hoquet qui l'arrêta : son visage affichait une grimace de douleur et les doigts crispés dans son dos parlaient pour lui. Tom demeura immobile, inquiet :
« Bill, wie geht's ? »
Son jumeau respira profondément mais de manière saccadée, ses yeux menaçaient de pleurer... L'adolescent aux dreads sentit son coeur faire un bond à ce spectacle, il se mordilla la lèvre d'un air coupable et murmura :
« Bill... Tu veux qu'on arrête ? Si tu as mal, dis-le. Je... »
« Ça va. » le coupa l'intéressé en reprenant son souffle. « Ça va aller. J'ai confiance en toi. Ça fait un peu mal... Mais c'est le début, ne ? »
Tom le considéra quelques secondes, encore un peu inquiet, puis esquissa un sourire attendri et déposa un baiser sur la pommette de son vis-à-vis.
« Oui. C'est comme ça au début. » chuchota-t-il. « Bon, j'y retourne... ? »
Bill hocha la tête en souriant, se redressant un tout petit peu pour embrasser son amant. Son amant... Cette pensée le fit sourire de plus belle. Le guitariste reprit sa lente pénétration, observant son chanteur, aussi bien pour l'admirer que pour s'assurer qu'il allait bien. Le brun essayait d'être détendu mais ce n'était pas facile, il lui fallut plusieurs va et vient de son frère en lui pour s'habituer à cette intrusion, délaissant cette idée de douleur pour se repaître de la sensation de plaisir qui se faisait de plus en plus présente. Son ouïe capta des sons, des plaintes d'extase, celles-ci le tirèrent encore un peu plus vers le bien être, l'excitant davantage : ses gémissements se muèrent peu à peu en cris au fur et à mesure que son jumeau accélérait le mouvement, se mêlant à ceux qui provenaient de la télévision. Partis de petites vaguelettes, son bien être et son plaisir prenaient des airs de tempête tropicale en lui, pour le bonheur de son amant. Les coups répétés contre ce point sensible, sa prostate, achevèrent de le hisser à travers les cieux :
« T-Tom... ! Je-Je vais... ! »
Sa phrase se ponctua d'un cri plus puissant que les autres, son corps se arquant. Le châtain le suivit rapidement, se laissant aller, pantelant, contre son corps. Tous deux à bout de souffle, les joues rougies, la transpiration perlant le long de leurs corps ; Tom se retira doucement, la respiration encore un peu rapide. Il considéra son frère pendant quelques secondes, celui-ci lui adressa un tendre sourire et murmura :
« Danke... »
Le guitariste laissa échapper un petit rire, amusé, et déposa un baiser sur son front ; son sourire se fit encore plus large lorsqu'il remarqua que Bill avait sombré dans le sommeil. Il rit, se rhabilla convenablement et alla chercher un mouchoir, ceci fait, il entreprit de nettoyer le ventre de son jumeau et lui repassa son boxer. Une fois vêtu, il le prit dans ses bras, remerciant les cieux qu'il ne fasse finalement que ses cinquante kilos, et le porta jusqu'au canapé où il le glissa dans les couvertures. Le brun émit un faible grognement mais ne s'éveilla pas. Tom lui caressa la joue et se releva, il se rendit dans la salle de bain, se lava les mains et se brossa les dents ; retournant dans le salon, il s'adossa un moment au mur, contemplant son frère endormi.
Il était mignon. Beau et mignon. La puissance de son orgasme l'avait terrassé, ce qui fit sourire le châtain ; il se détacha du mur et vint s'asseoir auprès de son compagnon. Il l'observa pendant de longues minutes, dégageant une de ses mèches couleur de nuit de son visage endormi ; il venait de faire l'amour avec son frère, son jumeau... Il en avait fait son amant. Bizarrement, cette pensée n'éveilla rien en lui, si ce n'est un sentiment protecteur envers sa moitié : le double tabou de l'homosexualité et de l'inceste n'était pas facile à porter... Ils devaient en parler ensemble, car il refusait que ça ne soit l'histoire que d'un soir, que tout s'arrête là. Il n'avait jamais prononcé ces mots à qui que ce soit... Doucement, il se pencha en avant, approchant son visage de celui du jeune chanteur, et murmura à son oreille :
« Ich liebe dich, Bill... »
Il déposa un baiser sur sa tempe, lui caressa la joue du bout des doigts et s'allongea finalement à ses côtés, le prenant dans ses bras, veillant sur lui d'une étreinte protectrice et sombrant peu à peu lui aussi dans le monde des rêves...
OoOoO
Bill s'extirpa difficilement des brumes de son sommeil, enveloppé dans les couvertures, il se sentait bien, calme et apaisé. Remarquant l'absence de son jumeau, il leva les yeux vers la pendule : il était neuf heures et demie ; ce n'était pas si tard que ça. Se redressant péniblement, le jeune brun laissa échapper un grognement, grimaçant.
De son côté, Tom s'affairait dans la cuisine, préférant s'occuper de la préparation du repas plutôt que de laisser son frère s'en charger. Il esquissa un sourire à la vue de son vis-à-vis : il s'attendait plutôt à le voir se lever aux alentours de midi, mais ne laissa échapper aucun commentaire. Bill passa à proximité de lui, mieux réveillé que la veille, et alla s'installer sur l'une des chaises qui entouraient la table ; ses dents se serrèrent alors qu'il fermait les yeux et pinçait ses lèvres. Un sourire malicieux étira les lèvres du jeune guitariste :
« Ouais, je sais... ça fait toujours ça la première fois. »
« Ah... Monsieur est connaisseur. » grogna ironiquement son interlocuteur, essayant d'oublier son postérieur.
« Un peu. » acquiesça son jumeau.
Bill écarquilla les yeux, considérant son frère un long moment, sidéré. Il n'en revenait pas. Cherchant dans son esprit, il ne se souvenait pas d'une telle information ; revenant à lui, il lança :
« Je croyais que t'étais du genre à être toujours dessus... »
« Eh non. » rit Tom. « J'ai quelques fois été à ta place. »
« J'arrive pas à y croire... » souffla le brun. « Avec le caractère que tu as... »
« Dur à avaler, hein ? » sourit de plus belle son vis-à-vis. « Et pourtant, la première fois que j'ai couché avec un mec, j'étais en dessous. »
Le jeune chanteur ouvrit plusieurs fois la bouche mais aucun mot n'en sortit : il n'en revenait toujours pas. Il peinait à imaginer son jumeau sous le corps d'un autre, gémissant et haletant ; mais cette idée avait quelque chose de particulièrement excitant. Chassant cette pensée de son esprit, Bill reporta son attention sur son frère qui préparait des ½ufs sur le plat, il lui en servit d'ailleurs une assiette.
« Bon appétit. » lança le garçon aux dreads.
« Tom... » appela doucement son frère.
« Ja ? »
« Heu... Nein, rien, oublie. »
Le guitariste haussa un sourcil, lui lançant un regard suspicieux, mais ne chercha pas à en savoir plus : son jumeau était suffisamment grand pour faire partager ses pensées sans qu'il ait à lui soutirer sous la torture. Ils mangèrent en silence, celui-ci étant simplement brisé par le bruit des couverts contre les assiettes ; le petit déjeuner englouti, Tom ramassa la table et fit la vaisselle sous le regard songeur de son chanteur. Bill demeura pensif un long moment avant de se lever et d'aller s'affaler dans le canapé, au milieu des couvertures, son jumeau alla rapidement le rejoindre.
« On se fait une partie ? » proposa le brun, peu motivé.
« Ça me tente pas spécialement... » soupira le guitariste.
Les deux adolescents fixaient la console de jeux d'un air perdu, ennuyés. C'était les vacances, certes, mais ils n'avaient pas la moindre idée de ce qu'ils pourraient faire pour occuper leur temps libre. Le châtain s'extirpa du canapé pour se rendre au buffet, tirant les tiroirs un à un, il revint au bout de quelques minutes, un paquet de cartes en main :
« On se fait un pouilleux massacreur ? »
« A deux ? » s'étonna Bill.
« Bah, pourquoi pas... »
Les deux garçons s'installèrent l'un en face de l'autre et entamèrent une partie. Mais très vite, ils durent se rendre à l'évidence : en plus de se démolir les mains, ce qui n'était pas génial pour Tom, ils s'ennuyaient ferme. L'été s'était bien installé et la température pouvait grimper très haut dans la journée, plongeant les gens dans une profonde lassitude : trop chaud pour dormir et trop chaud pour bouger. C'était l'enfer. Le chanteur allait déclarer forfait lorsque la sonnerie de son portable s'éleva, il alla jusqu'à la table du salon et décrocha.
Le guitariste en profita pour ranger les cartes, n'ayant nullement envie de poursuivre cette partie qui était des plus ennuyeuses. A peine eût-il remit le paquet dans le tiroir où il l'avait trouvé que son jumeau vint le chercher :
« C'était David. On a rendez-vous à 15h, donc Georg passe nous prendre à 14h30. »
« Ah... Ok. » approuva le châtain, heureux à l'idée d'occuper son après-midi.
« On a le temps... » murmura Bill. « C'est dur d'être en vacances. »
« Tu m'étonnes. » grommela son frère en s'allongeant dans le canapé, croisant ses bras derrière sa tête.
« Faudrait trouver de quoi s'occuper... » souffla le brun.
« Toute proposition est la bienvenue. »
Le jeune chanteur se retint de faire une grimace : il n'en avait aucune idée et son jumeau ne l'aidait pas beaucoup. Il se laissa tomber à côté de lui, pensif ; que pouvaient-ils bien faire pour s'occuper en attendant le rendez-vous ? Une idée lui vint, il esquissa un sourire et se pencha sur son frère :
« Action, chiche ou vérité (4) ? »
« Hein ? » son vis-à-vis le considéra un moment, comme s'il n'avait pas compris le sens de ces mots.
« Action, chiche ou vérité ? » répéta Bill.
« Hm... Vérité. » répondit le guitariste, méfiant.
« Tu as eu mal la première fois ? » demanda le brun.
« ... Oui. » murmura Tom. « Je savais pas trop comment ça se passait, j'étais pas vraiment prêt et lui croyait que je l'avais déjà fait. »
« Aïe... » commenta le chanteur dans une mimique compatissante.
« Action, chiche ou vérité ? » lança le châtain.
« Vérité. » lâcha Bill.
« Ça t'a plu hier soir ? »
Cette question fit naître un sourire sur le visage du jeune brun qui hocha la tête : oui, ça lui avait beaucoup plu, même s'il avait eu un peu mal, Tom l'avait ménagé et ce simple geste réchauffait le c½ur de l'adolescent. Son jumeau avait toujours pris soin de lui et ça ne changerait jamais. Il poursuivit sur leur lancée :
« Action, chiche ou vérité ? »
« Action. » répondit le guitariste.
« Embrasse-moi. »
Le jeune châtain esquissa un sourire amusé et se redressa, il s'approcha de son compagnon pour venir sceller ses lèvres des siennes, l'embrassant tendrement. Bill frissonna à ce contact, fermant les yeux, il aimait sentir la langue de son jumeau chercher la sienne, son souffle chaud contre sa joue... Il se redressa à son tour et enlaça le cou de Tom, l'attirant contre lui, l'embrassant plus passionnément ; ce dernier se laissa faire, heureux de voir son vis-à-vis prendre autant d'initiatives. Il rompit néanmoins le baiser et sourit :
« Action, chiche ou vérité ? »
« Action... » grogna le brun, mécontent que son frère ait mis fin à ce moment de tendresse.
« Viens, on va prendre notre douche ensemble. »
Bill haussa un sourcil : c'était quoi cette ''action'' ? Il soupira et hocha la tête, attrapant la main que Tom lui tendait pour l'aider à se lever ; il le suivit jusqu'à la salle de bain et commença à se déshabiller. Mais quelque chose accrocha son regard : après ce qu'il s'était passé la veille au soir, il avait du mal à voir le corps nu de son jumeau autrement que désirable ; il se sentit déglutir à cette pensée et détourna les yeux pour terminer de se dévêtir. Le guitariste entra dans la douche et tourna le robinet, l'eau n'était pas longue à chauffer, ce qui était plutôt agréable ; remarquant que son frère tardait, il jeta un coup d'½il : le brun était devant la douche mais semblait passablement indécis :
« Bill ? Wie geht's ? » s'inquiéta-t-il.
« Ah... Heu... Ja, danke. » répondit son vis-à-vis, visiblement tendu.
« Aber (mais) ? » l'incita à poursuivre son guitariste.
« Aber... Ich... Nein, c'est rien. »
Et sur ces quelques mots, il se glissa dans la douche, derrière son frère contre lequel il alla se blottir ; il se sentait stupide : ce simple contact le faisait rougir, il le sentait. C'était idiot, ils avaient toujours été ensemble, à chaque instant... Mais après ce qu'ils avaient fait, il avait du mal à se sentir totalement à l'aise, honteux de désirer son jumeau à ce point. Il sursauta, surpris, en sentant son vis-à-vis se retourner et les lèvres de sa moitié capturer les siennes, puis répondit à ce baiser. Dans un sens, ce geste le rassurait. Tom s'écarta doucement et murmura :
« C'est à toi. »
« Ah, oui. Heu... Action, chiche ou vérité ? » se reprit le jeune chanteur.
« Vérité. »
Vérité ? Que pouvait-il bien lui demander ? Il se creusa la tête pendant quelques secondes, cherchant désespérément une idée, puis il demanda :
« Est-ce que... Est-ce que tu as... Aimé hier ? »
« Oui, beaucoup. » répondit son jumeau. « Bien plus que tout ce que j'avais fait avant... Parce que c'était toi. »
Bill se sentit rougir violemment, fixant son vis-à-vis avec de grands yeux. Ça lui faisait plaisir, bien sûr, mais il n'aurait jamais cru que de simples mots puissent le toucher à ce point ; jamais il ne s'était senti aussi important pour quelqu'un... Un mince sourire étira ses lèvres :
« Danke. »
« Bitte. » Tom tira la langue. « Action, chiche ou vérité ? »
« Chiche... » rit le brun.
« ... De le faire ici ? »
La question prit le jeune chanteur de court : ici ? Dans la douche ? Il hésita, déglutissant difficilement, ne sachant que répondre. Le châtain attendit patiemment, puis, voyant que son interlocuteur était devenu muet, il murmura :
« Tu as peur ? »
« N-Nein, aber... » bafouilla son vis-à-vis. « Dans la douche ? »
« Tu comprenais autre chose par ''ici'' ? » répliqua moqueusement son jumeau, un sourire amusé étirant ses lèvres. « Y a la place... (5) »
Bill ne sut que dire. Ses yeux allèrent de droite à gauche, un peu affolés, il ne savait pas, ça allait trop vite. Il ouvrit la bouche pour parler mais son frère se l'appropria, l'embrassant tendrement ; le jeune brun ne put résister et y répondit sans attendre. L'eau tiède coulait sur leurs corps, les glissant dans un agréable milieu aux aspects intimes ; le jeune chanteur laissa échapper un soupir en sentant les mains de son jumeau flatter ses hanches, ses côtes. Il appréciait ce contact, les doigts de son frère calleux à cause de sa guitare, une sensation à la fois douce et légèrement râpeuse, glissaient sur sa peau comme lorsque l'on caresse de la soie. N'écoutant plus que son corps et ses envies, le jeune brun glissa ses bras autour du cou de Tom pour approfondir leur baiser, l'embrassant encore et encore, s'amusant du léger tintement lorsque leurs piercings se rencontraient.
Le jeune chanteur frissonna, savourant l'avancée de son jumeau qui passait de sa bouche à sa mâchoire, caressant des lèvres la peau sensible de son cou ; il pencha la tête sur le côté afin de lui en faciliter l'accès. Le souffle chaud du guitariste glissait jusqu'à ses clavicules, dans un ruisseau d'air délicieux.
« C'est à toi... » murmura Tom.
« Hmm... Action, chiche ou vérité ? » articula Bill, le visage relevé et les yeux fermés en une mimique de bien être.
« Action. » répondit malicieusement son vis-à-vis.
« Heu... »
Que demander ? Il fallait trouver quelque chose, ce qui n'était pas particulièrement simple avec les délicieuses attentions de son jumeau. Il étouffa un soupir, se blottissant un peu plus contre Tom pour savourer sa chaleur corporelle ; il sentit son entrejambe entrer en contact avec les hanches du guitariste, elle trahissait son plaisir et son envie...
« Alors ? » souffla Tom, glissant une main sur le postérieur de son vis-à-vis, l'attirant une nouvelle fois contre lui.
Ce geste remit leurs corps en contact, arrachant au jeune brun un hoquet à l'intonation excitante à l'oreille de son frère. Relevant la tête vers lui, Tom eût le plaisir de constater que les joues de son jumeau s'étaient joliment teintées de rose et que son regard s'était fait fiévreux d'un désir mal contenu. Pourtant, malgré cela, Bill parvint à formuler son souhait :
« Suce-moi... »
Un sourire étira les lèvres de l'adolescent aux dreads, ses yeux malicieux observant le visage de son jumeau, de minces ruisselets d'eau perlant le long de son visage et de son corps. Il s'agenouilla devant lui, son genou rencontrant le carrelage blanc de la douche, et glissa son bras autour de sa taille ; de son autre main, il entama de légères caresses sur le membre de son leader, lui extirpant une plainte étouffée. L'admirant encore quelques instants, se repaissant des lignes finement dessinées de son corps, il entrouvrit la bouche, apposant ses lèvres contre le sommet de cette virilité dressée. Bill eût un sursaut à ce contact, étouffant un nouveau gémissement en plaquant une main sur sa bouche, l'autre se glissant derrière lui dans le but de s'appuyer à quelque chose si ses jambes lui faisaient défaut. Mais Tom ne semblait pas l'entendre de cette oreille et raffermit sa prise sur ses hanches, l'attirant plus brusquement vers lui.
Le jeune chanteur ne put réprimer un hoquet en sentant son membre si violemment immergé dans une chaleur à la fois douce et humide ; ses doigts se crispèrent sur sa mâchoire, son autre main agrippant les cheveux de son jumeau. Tom s'amusa à faire danser sa langue le long de cette érection offerte, souriant en sentant les doigts de son vis-à-vis enserrer ses dreads. Chaque allée et venue était un peu brusque, le guitariste s'aidant de son bras autour de la taille de son frère pour le ramener vers lui ; Bill crut à plusieurs reprises que ses jambes tremblantes allaient le trahir, mais c'était sans compter le bras qui le ceinturait.
« T-Tom... ! » gémit-il.
L'intéressé sembla sourd à ces appels, s'amusant des plaintes de son compagnon. Le jeune brun étouffa un hoquet en sentant les doigts de son jumeau appuyer sur son intimité, écartant sans mal l'anneau de chair pour se glisser dans cette chambre brûlante, entamant un mouvement de va et vient en lui.
« Haa... ! Tom... ! » articula-t-il.
Le guitariste retira sa bouche du membre fièrement dressé, levant ses yeux noisette vers le visage de son frère : il était mignon. Esquissant un sourire, il donna des petits coups de langue sur son sexe, puis immobilisa ses doigts avant de murmurer :
« Action, chiche ou vérité ? »
Bill ouvrit des yeux incrédules. Le connard ! Il avait osé ! Poussant un soupir d'exaspération, il donna une tape sur la tête de son interlocuteur qui se contenta de sourire de plus belle ; puis, prenant une profonde inspiration, il lâcha :
« Action. »
« Ok. » le sourire de l'adolescent aux dreads s'agrandit. « Allonge-toi par terre. »
Les yeux du chanteur s'écarquillèrent : s'allonger ? A même le carrelage ? Il adressa un regard interrogateur à son jumeau qui lui répondit par un sourire malicieux et plein de sous-entendus, retirant ses doigts de son intimité ; soupirant à nouveau, il s'assit à même le sol et remercia intérieurement l'eau tiède d'avoir réchauffé le carrelage. Tom posa une main sur son torse, le poussant peu à peu à s'allonger, puis passa une jambe au-dessus de lui pour pouvoir s'asseoir sur son bassin ; leurs regards se croisèrent. Bill esquissa un sourire amusé et souffla :
« Action, chiche ou vérité ? »
« Vérité. » répondit le guitariste.
« Qu'est-ce que tu comptes me faire ? » le questionna le brun.
« L'amour. » répliqua le châtain en haussant les épaules comme s'il s'agissait d'une évidence.
« Tu sais que ce n'est pas ce que je t'ai demandé. » grogna Bill.
« Oui, mais tu as mal formulé ta question. » ricana Tom en se penchant pour déposer un baiser dans son cou.
Le chanteur se mordilla les lèvres, étouffant un soupir lorsqu'il sentit la main de son jumeau effleurer sa virilité, son corps s'arqua légèrement à cette sensation ; le châtain esquissa un sourire, accentuant ses caresses sur cette partie si sensible de son vis-à-vis, lui arrachant des gémissements, douce mélodie à ses oreilles.
« Chante... » chuchota-t-il en déposant des baisers dans son cou. « Chante encore... »
Bill déglutit, parvenant mal à conserver son calme, ses doigts se crispèrent dans l'eau qui coulait, fermant les poings, son c½ur battait à la chamade. Chaque effleurement des lèvres de son compagnon le faisait frissonner et ses doigts l'envoûtaient, le brun sentait ses yeux rouler sous ses paupières : c'était délicieux. Tom donna un léger coup de langue juste en dessous de son oreille, lui extirpant un gémissement plaintif regorgeant de plaisir.
« Hey, Süß (''mignon'', terme de drague)... » souffla-t-il.
« W-was ? » articula son jumeau sans ouvrir les yeux.
« Retiens-toi. »
Les deux lacs noisette se rouvrirent, posant un regard fiévreux et interrogateur à son vis-à-vis ; Tom souriait toujours d'un air malicieux, il se redressa lentement, prenant appui sur ses genoux repliés de chaque côté de son compagnon afin de se soulever. Sa main glissa jusqu'à l'entrejambe de son frère pour se positionner correctement.
« Tom... » commença le brun, abasourdi.
En guise de réponse, le guitariste leva les yeux, plongeant son regard dans le sien, se mordillant légèrement la lèvre inférieure ; le jeune chanteur retint son souffle, fasciné par ces yeux, ce léger sourire. Il observa sa lente descente, un hoquet lui échappa en sentant le sommet de son membre rencontrer l'intimité du jeune châtain, sa bouche s'ouvrit ensuite sans qu'aucun son ne parvienne à franchir la barrière de sa gorge, submergé par une sensation à la fois brûlante et délicieuse qui englobait peu à peu sa virilité. Tom avait fermé les yeux et relevé la tête, se mordant la lèvre inférieure dans une moue de plaisir ; l'adolescent aux dreads laissait échapper des soupirs et des plaintes aux intonations purement érotiques, s'abandonnant à cet instant de luxure et savourant ces allées et venues en lui.
« Tom... ! » gémit Bill.
Le jeune brun sentit les mouvements de son frère s'accélérer, perdant littéralement pied. Plus rien n'existait, juste cette sensation enivrante et son corps ardent, ce va et vient sur cette partie si sensible de son être. Son corps s'arqua plus brutalement, accompagné de leurs cris, ceux-ci se mariant parfaitement ; jamais Bill n'avait ressenti pareille sensation, il en était sûr. L'eau qui tombait sur eux leur semblait tout à coup aussi fraîche que la rosée du matin, mais cela leur importait peu ; Tom se soulevait et retombait doucement au rythme de leurs plaintes. Leurs cris devinrent plus puissants encore jusqu'à ce que les deux garçons se crispent violemment, se tendant au possible. Le guitariste tomba en avant, ses mains prenant appui de chaque côté de la tête de son frère, ses bras tremblants le soutenant, pantelant ; l'eau perlant sur leurs corps et leurs visages leur donnait l'impression d'être leur transpiration, ils avaient si chaud, leurs c½urs battaient à tout rompre et leurs souffles saccadés se mêlaient.
Bill sentit son vis-à-vis se relever, une sensation froide englobant son membre, puis Tom s'allongea à côté de lui, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration ; tournant la tête, leurs regards se croisèrent à nouveau et le guitariste esquissa un sourire :
« Alors ? »
« J'en peux plus... » souffla le brun, un sourire étirant ses lèvres aussi.
« C'était bon, au moins ? » le taquina le châtain.
« J'ai joui deux fois sans même sortir de toi, doof (crétin). » rit le chanteur.
Les deux garçons éclatèrent de rire, se remettant de ces quelques minutes intenses ; Tom se redressa et attrapa le savon, le passant délicatement sur la peau de son jumeau tout en lui adressant un regard et un sourire tendre. Ils se lavèrent et le guitariste arrêta l'eau en riant :
« M'man va hurler, la facture d'eau va être énorme. »
« Ouais, mais ça aussi, c'était énorme. » répliqua Bill en tirant la langue.
Ils partirent dans un nouveau fou-rire, puis le châtain entreprit de faire sécher ses dreads, les enroulant dans une serviette ; en prenant une autre, il se sécha entièrement et s'habilla, s'occupant ensuite de ses cheveux. Lançant un regard en direction du réveil posé près du miroir, il poussa un soupir de soulagement : ils avaient encore le temps, un peu plus d'une heure ; il allait sortir de la pièce lorsque le cri strident de son frère le fit sursauter. Il se retourna vivement et voulut savoir ce qui pouvait provoquer un tel hurlement d'horreur ; Bill était juste derrière, habillé, les cheveux encore mouillés, une mine horrifiée.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » s'inquiéta le châtain.
« Je... J'ai plus d'eyeliner... ! » gémit le chanteur.
Le guitariste en resta bouche bée, les bras ballants, incrédule. Il soupira et esquissa un sourire à la vue de son jumeau complètement paniqué ; il s'approcha de lui et lui ébouriffa affectueusement les cheveux :
« Hey, c'est pas grave... T'es très bien sans, je t'assure. »
« Non, je peux pas, faut que j'en mette... » murmura Bill, retournant tout ce qu'il trouvait sur les étagères. « Il doit bien y en avoir un par-là. »
« Bill... » appela son frère. « T'exagère pas un peu, là ? »
L'intéressé lui adressa un regard interdit puis légèrement peiné et il s'excusa de s'emporter pour cela. Tom écarquilla les yeux, surpris de constater à quel point son vis-à-vis pouvait changer lorsqu'il n'avait pas son maquillage ; bien sûr, il l'avait souvent vu sans, mais il n'avait jamais vraiment fait attention à ce changement qui, cette fois, était important : l'idée de retrouver les autres sans rien sur le visage semblait le mettre extrêmement mal à l'aise. Bill se mordillait la lèvre inférieure, ses yeux balayant le bazar qu'il venait de mettre dans la salle de bain ; le guitariste lâcha un soupir et sourit, posant sa main sur son épaule :
« Je vais aller t'en acheter, t'inquiète. »
Le regard que son frère lui adressa le fit sourire de plus belle : c'était comme s'il venait de lui annoncer que leur groupe venait de battre tous les records de vente. Cette pensée l'amusa, il sortit de la pièce et alla prendre son porte-monnaie ; il y avait un magasin non loin où Bill allait souvent faire ses courses : il y trouverait sûrement son bonheur. Il sortit de la maison et traversa trois rues avant de se rendre sur une petite place où les magasins s'agglutinaient ; avisant celui qui était plus à même de lui fournir ce dont il avait besoin, il pénétra dans le bâtiment. Une forte odeur de parfum lui assaillit les narines, manquant de le faire éternuer, il plissa les yeux en retenant sa respiration quelques secondes puis se lança. Les rayons étaient de toutes les couleurs, il y en avait décidément pour tous les goûts (sauf le sien), s'avançant un peu plus, il trouva sans trop de mal l'étalage d'eyeliner, mais à la vue des petits flacons, un doute l'assaillit : lequel son frère utilisait-il ?
Il essaya, pendant quelques secondes, de se remémorer la forme, la couleur, le nom... Mais c'était vain. Il passait plus de temps à contempler son jumeau qu'à reluquer son flacon de maquillage ! Poussant un profond soupir, il sortit son portable et composa le numéro du jeune chanteur ; ce dernier décrocha au bout de deux tonalités :
/Hallo /
« Ah, Bill, hier ist Tom. » annonça son vis-à-vis. « Je t'appelle au sujet de ton eyeliner... »
/C'est un flacon noir avec une espèce de petite bande pailletée et des étoiles juste en dessous du bouchon. / l'informa le brun.
« Alors... » les yeux noisette parcoururent le rayon. « Noir pailleté, noir pailleté... Là ! J'ai trouvé. »
/Bon, ben, bis gleich (à tout de suite). /
« Attend ! » s'exclama Tom.
/Was /
« Waterproof ou non ? »
Un moment de silence régna avant que Bill n'éclate de rire, le châtain grommela en attendant que son jumeau veuille bien se calmer ; ceci fait, il obtint sa réponse :
/Pas de waterproof. Danke. /
« Ok. Bis gleich. »
L'adolescent attrapa le petit flacon et se rendit à la caisse, retenant de justesse une remarque sarcastique sur le prix du maquillage : six euro soixante pour une petite bouteille d'eyeliner, c'était cher payé. Fourrant son achat dans sa poche, il retourna chez lui au pas de course pour retrouver son jumeau qui lui sauta littéralement au cou :
« Danke ! »
« Bitte. » sourit Tom. « Allez, va te pomponner. »
« Tout de suite ! » claironna le jeune chanteur.
Le châtain esquissa un sourire amusé et observa son frère : on sentait qu'il avait l'habitude, soulignant adroitement son ½il gauche, remplissant la surface de sa paupière, attaquant l'autre ½il et renouvelant les mêmes gestes avec une certaine aisance. Il se retourna finalement vers son jumeau, souriant fièrement et affichant son travail terminé :
« Alors ? »
« Impeccable. » répliqua son vis-à-vis.
Le sourire du jeune brun s'élargit, attendrissant son interlocuteur qui s'approcha et lui vola un baiser. Face au regard interrogateur de son compagnon, le guitariste s'écarta, malicieux :
« T'étais trop mignon comme ça. »
Bill s'en amusa et tira la langue. Il appréciait cette proximité avec son frère, bien que le fait d'être jumeaux les rende déjà très proches, il se sentait plus que jamais près de lui. Il alla se blottir contre sa moitié et plaqua ses lèvres sur les siennes, savourant la douce chaleur de ce corps contre le sien et sentant leurs c½urs battre à l'unisson ; le guitariste lui répondit sans attendre, s'empressant de goûter à nouveau à l'un de ces instants privilégiés. Chacun avait déjà eu des aventures, des flirts, ça n'avait rien de nouveau ; et pourtant... Il y avait un plus. Un sentiment de plénitude qui n'avait jamais été aussi présent qu'à cet instant. C'était ainsi que le ressentait le jeune chanteur. Il tressaillit en devinant les doigts de son jumeau glisser sur ses flancs, caressant doucement sa peau, c'était délicieux ; il n'en approfondit que davantage leurs baisers, adossant son frère au mur du couloir.
Plus rien n'existait, tout semblait soudainement si simple, trop pour que l'on y prête attention. Il n'y avait qu'eux deux. Sans mot dire, ils se décollèrent du mur et marchèrent, se rendant dans le salon ; là, Bill attendit patiemment que Tom s'assoie dans le canapé pour s'y allonger, posant sa tête sur ses cuisses. Ils ne s'intéressaient pas spécialement à la télé que le guitariste venait d'allumer, même si leurs yeux y étaient rivés, ils ne sentaient que leur chaleur corporelle mutuelle. Le châtain glissa distraitement une main dans les cheveux bruns de son jumeau, ses doigts jouant avec les mèches rebelles.
« T'as des cheveux épouvantables. » déclara-t-il sans baisser les yeux.
« Tu veux qu'on parle de tes dreads ? » murmura l'intéressé, scrutant toujours le poste.
Le guitariste esquissa un sourire, caressant toujours la chevelure de son frère. Depuis leur plus tendre enfance, ils n'avaient jamais cessé de se taquiner mutuellement, étant parfois arrivés à se disputer cruellement, mais ils s'adoraient. Le bruit strident de la sonnette les sortit de leur petit monde :
« Ah... ça doit être Georg. » lâcha Tom.
« Hm... » approuva le chanteur. « Allez, debout. »
« Pressé d'aller bosser ? Si t'étais comme ça pour nos études. » plaisanta le châtain.
« Chanter, c'est la seule chose que j'ai toujours eue jusqu'à présent. »
Le guitariste, surpris du ton soudainement sérieux de son jumeau et amant, le considéra sans rien dire, apparemment interdit ; mais Bill se reprit, souriant comme il savait si bien le faire, et fit un clin d'½il à son vis-à-vis :
« Mais j'étais stupide de croire ça : toi, tu étais toujours là. »
Tom sourit et hocha la tête, alla dans sa chambre chercher sa guitare, puis revint, attrapa la main de sa moitié et l'entraîna vers la porte où leur bassiste semblait s'impatienter vu les sonneries répétées. Il ne fut pas mécontent de les voir :
« Ah, quand même ! Je me suis demandé si vous ne vous étiez pas saoulé la goule au point de pas pouvoir vous réveiller. » s'exclama leur aîné.
« Prend pas ton cas pour une généralité. » rit l'adolescent aux dreads.
« Nous, on sait s'arrêter. » renchérit son frère, un large sourire aux lèvres.
« C'est ça, vous voulez qu'on reparle du nouvel an ? » grogna le bassiste.
Sur ces quelques mots, il se détourna pour aller vers sa voiture, ne remarquant pas le regard entendu que les jumeaux échangèrent : Georg n'était pas au courant de ce qu'il s'était passé entre eux ce jour-là, Tom ayant pris soin de ne pas en parler. Les deux garçons suivirent donc leur aîné et grimpèrent dans la voiture qui devait les mener au studio, faisant une nouvelle fois grommeler le bassiste en montant tous les deux à l'arrière.
« A peine l'impression de faire le taxi... »
En guise de réponse, les deux frères lui adressèrent un large sourire qui ne fit que le faire grogner un peu plus. Les adolescents passèrent tout le trajet à rire en se racontant des blagues, les derniers potins du voisinage, les émissions de télé... Bill fut d'ailleurs surpris une fois arrivés devant le studio lorsque Georg lui donna un sévère coup sur la tête :
« Aïeuh ! Qu'est-ce que j'ai fait encore ? »
« C'est ça, joue les innocents. » gronda le bassiste.
« Mais j'ai rien fait ! » protesta le jeune chanteur en se massant le cuir chevelu.
« A d'autres. Je vous retiens, toi et ton putain de texto. »
Le brun mit quelques secondes à comprendre de quoi parlait son ami, ce fut le sourire amusé de son jumeau qui lui rappela son texto de la veille ; ils éclatèrent de rire et se tournèrent vers leur aîné :
« Alors ? » lança Tom. « C'en était où ? »
« Moi, je voulais juste te rendre service... » murmura Bill d'un air innocent.
« Vous êtes cons. » soupira leur ami. « Ma mère était là. Je me suis senti con quand j'ai allumé la télé. »
Les deux jumeaux s'esclaffèrent, partant dans un fou-rire qu'ils n'arrivaient visiblement pas à contrôler. Ils s'engouffrèrent dans le grand bâtiment, allant retrouver leurs connaissances :
« David ! » s'exclamèrent les jumeaux en courant vers leur manager.
« Les jumeaux ! » répondit celui-ci. « Alors ? Comment ça va ? Tu te sens mieux, Tom ? »
« Ja ! » répliqua fièrement l'intéressé. « Il en faut plus pour me détruire ! »
« C'est comme les cafards, ça revient toujours. » rit Bill.
David les regarda se chamailler, amusé ; il aimait bien ces deux garçons dont la joie de vivre était communicative, les considérant comme des petits frères. Tapant dans ses mains, il ramena les deux chenapans à l'ordre et leur indiqua la porte qu'ils devaient emprunter :
« Gustav vous attend. » les informa-t-il.
« Maman Gustav ! » s'exclamèrent les deux frères en riant, se précipitant à sa rencontre.
« Dis, David... Ils ont bien 17 ans, hein ? » soupira Georg.
« Théoriquement, ils ne les auront que début septembre...(6) » sourit le manager.
« Je ne te savais pas si méticuleux. » ricana le bassiste.
« Je suis toujours méticuleux lorsqu'il s'agit de vous. »
L'adolescent hocha la tête et alla rejoindre ses comparses. Bill et Tom taquinaient déjà le pauvre batteur qui ne savait visiblement plus trop où donner de la tête : le sourire empli d'espoir qu'il adressa à son aîné était plus que parlant. Mais, au grand désespoir de Gustav, Georg ne bougea pas le petit doigt pour l'aider, préférant s'intéresser à sa basse ; au regard du batteur, ce n'était que partie remise. Une nouvelle fois, David vint mettre fin à la joyeuse pagaille qui régnait :
« Bon, les garçons, un peu d'attention. »
Heureusement, les deux monstres se disciplinaient rapidement, même si un large sourire espiègle ornait toujours leurs visages. Leur manager reprit :
« Alors... Vous savez qu'on va organiser un concert à Paris pour le 28 septembre, n'est-ce pas ? »
« Oui. » acquiesça le petit groupe.
« Cool. Donc je n'ai pas besoin de vous dire qu'il va falloir travailler. Je compte sur vous pour arranger un peu vos morceaux : les fans ne viennent pas écouter le CD en groupe, il faudrait faire quelques changements, ok ? »
« Pas de problème. » approuva Tom. « On n'a plus qu'à établir la liste des musiques(7) qu'on va jouer et puis on modifiera les morceaux au fur et à mesure. »
« Est-ce que je fais des modifs aussi côté paroles ? » demanda Bill.
« Si tu sens que c'est nécessaire, pourquoi pas, mais il faut que ça reste proche de la chanson d'origine. Tu comprends ? » murmura David.
« Ok. Pas de souci. » le jeune brun se tourna vers ses amis. « Je pense qu'on peut déjà dire qu'on jouera ''Schrei'' et ''Durch den Monsum'', ne ? »
« Ouais. » Georg hocha la tête. « C'est les deux morceaux qui plaisent le plus. »
« Moi, je serais bien partant pour ''Jung und nicht mehr Jugendfrei''. » opina Gustav.
« Et moi pour ''Freunde Bleiben''. » sourit Tom.
Le manager s'appuya au dossier de sa chaise, considérant ses petits protégés d'un air amusé et attendri : ils ressemblaient souvent à de jeunes chiens fous mais dès qu'il fallait travailler, ils savaient se montrer sérieux et professionnels. C'était un côté qui lui plaisait bien chez eux. Il les laissa à leur débat, rejoignant l'ingénieur du son qui se trouvait à côté du studio ; il pensait pouvoir discuter autour d'un café tout en observant le petit groupe progresser. De leur côté, les garçons se mirent au travail :
« Bon, on commence par ''Durch den Monsum'' ? » les interrogea Bill.
« J'suis pour. » approuva Tom.
« Pareil. » acquiesça Georg.
« J'vous suis. » sourit Gustav.
Les adolescents se mirent en place, faisant les derniers réglages avant de commencer : le jeune châtain lança un coup d'½il en direction du batteur qui hocha la tête ; la guitare et la batterie se mirent à chanter, leurs sons se mariant parfaitement. De l'autre côté de la vitre, David balançait doucement sa tête au rythme de la musique ; il sourit au bout d'une minute et quelques, lorsque Bill interrompit le morceau :
« Tom, tu pourrais essayer de jouer ce passage un peu plus aigu pour voir ? »
« Sûr. »
Aussitôt dit, aussitôt fait : les trois musiciens reprirent quelques notes plus tôt et le jeune guitariste s'exécuta, accompagnant la voix de son jumeau ; ils jouèrent quelques secondes ainsi avant que le chanteur n'arrête à nouveau la musique :
« Alors ? Vous en pensez quoi ? »
« C'est pas mal... » admit Tom.
« On pourrait rajouter quelques notes, non ? » proposa Georg.
« Ouais, mais après ça risque de casser le rythme, non ? » objecta Gustav.
« C'est le risque... » murmura le guitariste. « Mais on pourrait en remplacer quelques unes et dans ce cas, en rajouter une ou deux de temps à autre. Ne ? »
« Tu as déjà une idée ? » demanda son jumeau.
« Possible. » répliqua son vis-à-vis en haussant les épaules et se penchant sur sa guitare.
Et la musique s'éleva à nouveau dans le studio. Le manager les observait toujours, un sourire empli de fierté étirant ses lèvres, ce qui n'échappa pas à l'ingénieur du son qui lui tendait son café :
« Fier de tes petits protégés ? »
« Et comment. » répondit-il. « Vois comme ils sont efficaces... »
« Sûr que c'est des petits génies dans leur genre. » approuva l'homme. « T'as eu le bon feeling quand tu les as choisis. »
« Ouais. » sourit David. « Mais c'est normal : à ce moment-là déjà, ils jouaient comme des chefs. »
Les modifications se faisaient lentement, au fur et à mesure qu'ils avançaient sur la mélodie. Au bout d'une heure et demie de travail, ils s'arrêtèrent un peu, marquant une pause ; Tom sortit de la salle, serrant et desserrant ses doigts douloureux. Arrivé dans un couloir désert, il esquissa un sourire en sentant deux bras le ceinturer et quelqu'un se nicher contre son dos ; il n'avait pas besoin de se retourner pour savoir qu'il s'agissait de son leader et frangin. Posant ses mains sur celles de son vis-à-vis, il caressa tendrement cette peau à peine plus claire que la sienne, s'amusant à y faire naître la chair de poule ; un petit rire le poussa finalement à se retourner pour faire face à son jumeau. Bill affichait un sourire radieux, celui qu'il savait si bien faire... N'y résistant pas, le jeune guitariste s'approcha un peu plus et s'empara de ses lèvres, l'embrassant sans retenue. Son chanteur se laissa aller à ce moment de tendresse, lui rendant son attention.
Tom glissa ses bras au niveau de la taille de son compagnon, l'attirant un peu plus contre lui, leurs corps se blottissant l'un contre l'autre. Ils aimaient tous deux cette sensation de chaleur qui les englobait, une plénitude agréable, presque jouissive. Echangeant un autre baiser, Bill poussa son jumeau contre le mur, sentant lui aussi la virilité de son vis-à-vis réagir contre le haut de sa cuisse, quelque chose d'à la fois amusant et excitant : il savait que son entrejambe faisait de même. Leurs baisers ne se faisaient qu'avec plus d'ardeur encore, entrecoupés de temps en temps par un soupir, un début de plainte.
« Bill, arrête... » lâcha finalement le châtain.
« Pourquoi ? » demanda malicieusement l'intéressé.
« Parce qu'on n'a pas beaucoup de temps de pause et que je voudrais être présentable pour jouer de la guitare. » répliqua son vis-à-vis.
« Ben, c'est pas compliqué. » murmura son jumeau.
Le regard interrogateur de Tom le fit sourire, sa main se glissa vers le bas du grand t-shirt et le remonta jusqu'au ventre de son compagnon. Le guitariste sentait venir la chose mais ne fit rien pour l'en empêcher, excité à l'idée de laisser faire le jeune brun. Ce dernier flatta l'érection de son vis-à-vis du bout des doigts, la libérant rapidement de sa prison de tissu, baissant jean et boxer ; ceci fait, il s'agenouilla et entreprit de faire glisser sa langue le long de ce membre dressé ; un mince sourire étira ses lèvres lorsqu'il perçut la respiration hachée de son vis-à-vis.
L'adolescent aux dreads remercia mentalement la présence du mur dans son dos, s'y appuyant de tout son poids, les yeux fermés, la tête légèrement relevé et ses dents taquinant sa lèvre inférieure. Bill ne l'avait sûrement jamais fait, mais il se débrouillait très bien pour une première fois, provoquant chez lui de délicieux frissons. Il eût un léger sursaut lorsqu'il sentit le piercing de son frère caresser sa hampe, c'était tout bonnement excitant.
« Bill... » souffla-t-il.
Flatté d'entendre son nom prononcé de la sorte, le jeune brun cessa ses petits coups de langue pour finalement prendre ce membre fier en bouche, ses lèvres épousant d'abord délicatement la surface de son gland, puis il descendit doucement, se rapprochant peu à peu de sa garde. Tom se cambra légèrement, se mordant les lèvres pour retenir le gémissement qui menaçait au fond de sa gorge : c'était si bon. De son côté, le chanteur joignit sa main à sa bouche, l'une cajolant l'extrémité de cette érection, la caressant de quelques petits coups de langue, et l'autre appliquant un va et vient sur la longueur de sa virilité ; il eût la satisfaction de percevoir la respiration de son jumeau plus saccadée, content d'être efficace.
Au bout de quelques minutes, il sentit son compagnon se tendre et un liquide chaud emplir sa bouche, c'était amer et... Ec½urant. Gêné, il hésita, ce que son frère dû remarquer car il murmura :
« Crache. Ça sert à rien de te forcer à avaler, tu vas en vomir. »
Obtempérant, Bill avisa une poubelle et y vida le contenu de sa bouche. Lorsqu'il se retourna, Tom s'était déjà rhabillé convenablement et s'approchait de lui :
« Tu ferais peut-être mieux d'aller te rincer la bouche aux toilettes pour effacer le goût. »
Le jeune chanteur hocha la tête et s'exécuta. Il se sentait minable. Il n'avait jamais prévu de terminer ça de la sorte. Rouge de honte, il se rendit aux toilettes, actionna les robinets et rempli sa bouche d'eau froide avant de tout recracher. Il recommença plusieurs fois jusqu'à ce que l'arrière-goût de sperme ne disparaisse de sa langue. Comment faisait les filles ? Etait-ce parce qu'il n'était pas habitué ? Il n'en savait rien mais s'en mordait la lèvre.
« Hey, Schnecke. »
Bill releva la tête, remarquant la présence de son frère ; ce dernier lui tendait une canette de coca tout juste sortie du distributeur. Il l'accepta avec joie et en avala une rasade, savourant le liquide froid et sucré qui se déversa dans son ½sophage ; ça lui piquait la gorge mais c'était ce qu'il aimait dans le coca. Son regard se posa une nouvelle fois sur son jumeau et il baissa la tête :
« Schuldi... (désolé) »
« Hm ? Warum (pourquoi) ? » s'étonna le guitariste.
« C'était... Minable. » murmura le brun. « Je... Enfin... Normalement... On recrache pas, non ? »
Il entendit un rire étouffé et sentait la main de Tom lui ébouriffer les cheveux. C'était à la fois rassurant et intimidant, il releva les yeux pour voir son vis-à-vis coller son front au sien et le regarder :
« J'ai adoré. Danke. »
Et sur ces quelques mots, il lui vola un baiser, plaquant ses lèvres sur les siennes pendant quelques secondes à peine avant de s'écarter, un sourire illuminant légèrement son visage. Bill le lui rendit et suivit son frère en direction du studio, luttant contre l'envie de lui prendre la main : si pour eux ça passait, il ignorait complètement comment réagiraient Georg et Gustav... Mieux valait ne rien dire pour le moment au sujet de leur relation quelque peu atypique.
Les garçons se réinstallèrent et reprirent leur travail. Ils ne virent pas le temps passer, trop concentrés sur leurs morceaux ; ce fut une intervention de David qui les ramena véritablement à eux :
« Joli boulot, les gars. Pas trop crevés ? »
« Un peu, si... » avoua Gustav en s'essuyant le front du revers de la main.
« Je vais mourir. » décréta Tom en enlevant sa casquette pour s'éventer avec.
« Il est quelle heure ? » gémit Bill, s'asseyant à même le sol.
« Cinq heures et demi, vous allez pouvoir rentrer chez vous pour vous reposer. »
Les quatre adolescents hochèrent la tête, transpirant et respirant bruyamment ; ils étaient fatigués et cela se lisait sur leurs traits. David proposa de les ramener, ce que le guitariste, le chanteur et le batteur ne refusèrent pas, Georg ayant sa voiture. Ce dernier était heureux de pouvoir rentrer directement chez lui, saluant ses amis, il s'en alla sans demander son reste. Dans le véhicule du jeune manager, l'ingénieur du son et le conducteur rirent en remarquant que leurs trois passagers s'étaient endormis : Gustav avait trouvé bon oreiller contre la vitre de la portière et les jumeaux avaient eux aussi fermé les yeux, l'un contre l'autre, Bill avait posé la tête sur l'épaule de son frère et ce dernier avait appuyé la sienne contre celle du jeune chanteur.
« Ils sont fatigués, les petits. » sourit l'ingénieur.
« Ils ont bossé dur. » approuva David.
« Quand je pense que mes mômes sont en vacances... » murmura son vis-à-vis.
« Sûr. Mais tes mômes n'écument pas les scènes d'Europe. » répliqua le manager.
« Ouaip. Et c'est pas plus mal. »
David préféra ne pas répondre, sachant parfaitement d'où voulait en venir son ami, mais il savait aussi que les Tokio Hotel se battaient pour leur rêve ; ce n'était pas à lui de les juger. Il ramena d'abord les deux frères Kaulitz qui, de toute évidence, quittaient les sièges de la voiture pour aller se vautrer dans leurs lits. En effet, Bill et Tom rentrèrent chez eux, oubliant de saluer leurs aînés, et allèrent directement se coucher :
« Tom... »
« Ja ? » articula l'intéressé, le visage à moitié enfoui dans son oreiller.
« Tu me fais de la place ? »
Le châtain hocha la tête et bougea légèrement, se mettant sur le côté ; son jumeau grimpa sur le lit et alla se blottir contre son vis-à-vis. Ils demeurèrent silencieux un long moment mais, bien qu'ils soient considérablement fatigués, aucun des deux ne s'endormit tout de suite, perdus dans leurs pensées. Le jeune brun fut le premier à briser le silence :
« Dis, Tom... Tu... Tu trouves que c'est normal, toi ? »
Le guitariste ne répondit d'abord pas, fixant le mur qui lui faisait face. Il n'avait pas besoin de demander de quoi son jumeau parlait, il le savait très bien ; il inspira profondément, pesant ses mots.
« Tu veux arrêter ? »
« Non... » nia Bill en se redressant pour s'asseoir, ramenant ses pieds sous lui. « C'est juste que... Ben, on est ensemble... Mais on est frères aussi... »
« Ja... » approuva sa moitié, se tournant sur le dos, croisant les bras derrière sa tête.
« Désolé, c'est pas facile à dire... » souffla le brun. « C'est confus pour moi... »
« Ben, parle... Dis tout ce qui te passe par la tête. » proposa Tom.
Bill se mordilla la lèvre inférieure, se demandant s'il avait vraiment bien fait d'en parler à son jumeau : ce n'était même pas clair pour lui. Il baissa légèrement la tête, la penchant sur le côté, hésitant ; il observa quelques instants de silence avant de se lancer :
« Ça me fait bizarre... Parce que dans ma tête... Tu es d'abord mon jumeau. On a toujours été ensemble... Et en même temps, maintenant, on est... Enfin, on est ensemble et je suis bien avec toi, mais... Je sais pas. Dans mon esprit, c'est embrouillé... J'arrive pas vraiment à savoir si je parle à mon frère ou à mon petit ami... Sans parler du fait que t'es mon premier mec... »
Il s'embourbait. Son regard se posa furtivement sur son vis-à-vis : il n'avait pas bougé, fixant toujours le plafond, si ce n'était ses lèvres qui s'étaient tordues en une mimique pensive. Bill baissa à nouveau la tête, trouvant un intérêt sans borne à son jean déchiré : il aurait mieux fait de se taire... Sentant une boule dans sa gorge, il se leva :
« Oublie... C'était pas important. »
Prononçant ses mots, il retourna dans sa propre chambre et se laissa tomber sur son lit. Il n'avait pas réussi à formuler clairement ce qu'il avait en tête et il le regrettait : il avait peur que son frère comprenne mal ce qu'il voulait dire, il ne regrettait pas ce qui s'était passé mais il se sentait un peu déphasé. Ses doigts se crispèrent sur l'oreiller alors que ses yeux fixaient son mur. Il sursauta presque en sentant le matelas s'affaisser, faisant volte-face en se redressant :
« Tom... ? »
L'intéressé s'assit sur le lit, glissant ses pieds sous lui et tordant ses lèvres dans une moue pensive, comme s'il réfléchissait à ce qu'il allait dire ; puis, hochant la tête, il murmura :
« Ecoute... Je... Je sais que c'est spécial... Pour moi aussi t'es avant tout mon frère. Mais... Je sais pas comment te dire ça. Juste... Je sais que ça m'énerverait si tu avais quelqu'un d'autre... Mais... En même temps, c'est ta vie, tu fais ce que tu veux... »
« Tom... Ecoute, te prend pas la tête avec ce que j'ai dit tout à l'heure. C'était juste un moment comme ça... Je suis fatigué alors... »
« Bill... » le châtain soupira. « Est-ce que tu veux bien sortir avec moi ? »
Le jeune brun leva des yeux presque écarquillés vers son jumeau, ne sachant pas vraiment pourquoi cette simple question le choquait tant. Il se ressaisit au bout de quelques secondes, secouant légèrement la tête comme s'il reprenait ses esprits :
« Was... ? »
« Ben... ça n'a pas l'air super clair pour toi non plus mais... Je sais pas quoi te dire d'autre pour te convaincre de rester près de moi... » avoua le guitariste.
« Mais... Tom... Je suis ton jumeau, je resterai toujours près de toi. » objecta le brun, perplexe.
« Je sais mais... ça serait pas pareil... Et... » son frère cherchait ses mots.
« T'es bête. »
Sur cette déclaration, Bill s'avança et emprisonna les lèvres de son vis-à-vis dans un tendre baiser ; Tom ne se fit pas prier pour y répondre, sentant soudainement un poids s'envoler. Lorsqu'il s'écarta, le jeune chanteur sourit :
« T'as mal compris. Enfin, ça me fait plaisir que tu dises ça, mais j'avais pas l'intention d'arrêter, tu sais... C'est juste que je sais pas vraiment comment me comporter quand je te parle... Des fois, j'hésite même à t'embrasser. C'est pour ça que c'est pas clair pour moi... »
« Ah... » se contenta de répondre Tom, scrutant les plis de la couette.
« Mais... Danke... Et oui, je veux bien sortir avec toi. »
Un sourire étira les lèvres du guitariste, il se pencha et vint chercher les lèvres de son compagnon ; Bill lui répondit avec ardeur, heureux d'avoir tiré un trait sur cette histoire. Il laissa son jumeau se blottir contre lui et ferma les yeux, sombrant dans un profond sommeil...
OoOoO
Tom plissa les yeux, sentant la lumière blanche en provenance de la fenêtre tomber sur son visage, il les entrouvrit péniblement et grogna : les volets ne laissaient passer que de minces raies de lumière mais il en avait une pile au niveau des yeux. Un petit rire attira son attention, il leva les yeux et découvrit le visage de son frère, fendu en un large sourire amusé.
« Rigole pas... » grommela l'adolescent aux dreads.
Cette remarque le fit vraiment rire, le poussant à s'allonger sur le côté, lorgnant moqueusement sa moitié. Le châtain pinça ses lèvres d'un air réprobateur et fondit sur sa proie pour le punir.
« Attaque CHATOUILLES ! » s'écria-t-il.
« Nein ! » le jeune brun tenta tant bien que mal de se défendre mais en vain.
Les rires emplirent la chambre et le couloir, Bill ne parvenant pas à contre-attaquer et Tom revenant à la charge sans relâche. Ce ne fut qu'au bout d'une quinzaine de minutes que le guitariste cessa sa torture, laissant son jumeau reprendre son souffle ; ce dernier lui donna une claque amicale et ils éclatèrent de rire. C'était une sensation agréable... Le jeune brun était allongé sur le dos, les bras repliés à la hauteur de sa tête, dévoilant ainsi une partie de son ventre ; son frère esquissa un sourire et se pencha, déposant un baiser sur ses lèvres. Le chanteur était aux anges, répondant avidement à cet élan de tendresse, se noyant dans ce cocon de bien être, mais un grognement les tira de leur petit monde : Tom éclata de rire et Bill lui écrasa un coussin sur la figure.
« Tu as faim ? » le châtain se calma quelque peu.
« Ouais... » il se pencha et attrapa son réveil. « Tom... »
« Was ? » l'intéressé releva la tête.
« Tu sais qu'on avait fini à cinq heures et demi... » commença-t-il.
« Ja. Und ? » le guitariste ne voyait visiblement pas d'où il voulait en venir.
« Il est onze heures moins dix. »
Un silence dubitatif plana dans la pièce pendant quelques instants. Ils venaient de dormir près de dix-huit heures... Tom haussa les épaules :
« Ben... On aura bien dormi. »
Bill étouffa un petit rire et se leva, invitant son jumeau à en faire autant. Ils se rendirent dans la cuisine et hésitèrent quelques secondes : fallait-il petit-déjeuner ou déjeuner ? Le brun interrogea son frère du regard, celui-ci lui répondant par un haussement d'épaule passablement je-m'en-foutiste ; grognant, le chanteur attrapa la porte du frigo et en inspecta minutieusement l'intérieur avant de se tourner vers sa moitié, souriant, des ½ufs en main. Tom rit, alla chercher une poêle et la mit à chauffer : était-ce de sa faute s'il ne savait faire que ça (les ½ufs, pas chauffer, quoique)? Ils purent donc engloutir leur repas, discutant de tout et de rien, sur la répétition de la veille, la fille de la voisine, le bonheur d'être seuls à la maison, le chat du voisin, les programmes télé...
« Je vais prendre une douche. » lanaça Bill.
« Ok, je m'occupe de la vaisselle... » soupira son vis-à-vis, préférant la faire plutôt que supporter les sermons de leur mère si elle découvrait à son retour un évier plein à craquer.
Le brun esquissa un sourire et souhaita bonne chance à son jumeau avant de s'engouffrer dans le couloir. Délaissant ses vêtements, il se glissa dans la douche et ferma les yeux de bien-être en sentant l'eau chaude glisser sur son corps. C'était bon... Dommage que son frère ne soit pas venu. Cette pensée le fit sourire : il était vraiment accro. Terminant de se laver, il s'emmitoufla dans une serviette et alla dans sa chambre, s'habilla rapidement et retourna dans la salle de bain pour se maquiller ; avec le temps et l'habitude, il avait le geste sûr pour apposer l'eyeliner sur ses paupières. Facile et rapide. Inspectant une dernière fois son travail, il se rendit à la cuisine et observa son frère qui terminait de faire la vaisselle : Tom était penché sur l'évier posant d'une main dégoulinante d'eau et de mousse une assiette sur l'égouttoir... ''Très mignon'' fut la seule chose qu'il parvint à penser, puis, remarquant que son vis-à-vis avait terminé, il se glissa derrière lui et enlaça sa taille comme il l'avait fait au studio. Le guitariste n'esquissa pas le moindre mouvement de recul ou autre, appréciant simplement le fait de sentir le corps de son jumeau contre son dos ; ils restèrent ainsi pendant quelques minutes, bercés par le silence, puis Tom se détacha de son compagnon et alla prendre sa place dans la salle de bain. Bill en profita pour ranger la vaisselle et alla dans la chambre de son frère pour aller s'écraser dans son lit, non pas qu'il soit plus moelleux, mais il y avait l'odeur du châtain, à la fois familière et rassurante.
Lorsque le guitariste, fraîchement vêtu, retourna dans ses quartiers, il esquissa un sourire à la vue de son jumeau qui somnolait, légèrement recroquevillé sur son lit. S'asseyant à ses côtés, il retira l'une de ses mèches couleur de nuit de son visage, ce qui eût pour effet de le réveiller.
« Hallo du. » murmura Bill.
« Hallo Süß. » répondit son vis-à-vis.
Le jeune chanteur esquissa un sourire et s'étira, sans pour autant essayer de se lever. Il fixait son jumeau avec tendresse et, d'un simple mouvement des doigts, lui fit signe de s'approcher ; son vis-à-vis s'exécuta et vint chercher les lèvres de son compagnon. Ce n'était qu'un simple baiser parmi tant d'autres à présent, mais ils ne s'en lassaient pas. Bill passa ses bras dans le cou de son frère, frissonnant en sentant les dreads de ce dernier ; un sourire étira la commissure de ses lèvres lorsque les doigts de Tom glissèrent contre ses flancs, soulignèrent sa taille et remontèrent légèrement, emportant avec eux le t-shirt. Se laissant emporter, le jeune brun décida de ne pas rester inactif et, d'un mouvement souple du poignet, il attrapa la visière de la casquette qu'il envoya valser dans la chambre ; ce geste arracha un petit rire au guitariste qui poursuivit son activité.
Le châtain prit finalement appui sur ses bras et passa sur son chanteur, sans pour autant briser leur baiser ; Bill étouffa un petit gémissement, surpris par le soudain contact entre la cuisse de son frère et son entrejambe. Ce n'était pas désagréable, loin de là, mais ça ne faisait qu'attiser un peu plus son désir, son envie ; dépossédant Tom de son bandana et de son bandeau, il le lui fit comprendre en s'attaquant sans attendre à son t-shirt. Un nouveau sourire naquit sur le visage du guitariste qui retira complètement celui de son jumeau, faisant glisser ses doigts sur sa peau par la même occasion, s'amusant de la chair de poule qui apparaissait. Le châtain s'écarta de son frère et amant, un sourire aux lèvres, et se pencha, allant déposer un baiser au centre de son tatouage en forme d'étoile. Il leva les yeux et étouffa un petit rire à la vue de la mimique de son vis-à-vis : celui-ci avait fermé les yeux, relevé légèrement la tête, et se mordillait la lèvre inférieure en une moue significative.
« Tu aimes ? »
« Tom... »
« Ja ? »
« T'es con. »
« Merci du compliment. »
Bill soupira, donnant une tape amicale sur la tête de son amant. Cette simple pensée, pour une raison qui lui échappait, glissa un picotement excitant en lui, juste au niveau de son bas-ventre et, alors que leurs lèvres se rencontraient une nouvelle fois pour un profond baiser, il esquissa un mouvement de bassin. Tom étouffa un gémissement, tout comme sa moitié ; leurs regards se croisèrent avant qu'ils ne partent dans un incontrôlable fou-rire. Le jeune chanteur parvint tant bien que mal à se calmer, ses yeux se posant sur son jumeau ; il se mordilla la lèvre inférieure : son guitariste et frangin avait décidément un visage adorable. Il l'embrassa passionnément, ses bras emprisonnant son vis-à-vis ; le châtain n'en eût pas besoin de plus, pressant un peu plus son corps contre celui de son compagnon, il fit glisser sa main le long de son torse. Bill se cambra légèrement lorsque celle-ci se glissa sous son caleçon et vint caresser sa virilité, soupirant de bien-être.
« Tom... » souffla-t-il.
L'intéressé se contenta de déposer un baiser dans le cou de son chanteur, y appliquant une petite marque rougeâtre. Le jeune brun se mordilla la lèvre, fermant les yeux, savourant les attentions de son jumeau ; son nom franchissait la barrière de ses lèvres, étirant un peu plus le sourire de son vis-à-vis. Tom entreprit de retirer les derniers vêtements de son frère, faisant glisser ses doigts sur sa peau de pêche et déposant un nouveau baiser brûlant sur l'une de ses clavicules ; Bill étouffa un gémissement, se crispant dans les bras de son amant. Le guitariste recueillit le liquide chaud qui se déversa dans sa main, embrassant son compagnon.
« Bill... »
« Hm ? » le jeune brun entrouvrit les yeux, souriant à son vis-à-vis.
« Tourne-toi. » murmura le châtain.
Le chanteur étouffa un rire et embrassa son jumeau, amusé ; il se tourna donc pour s'allonger sur le ventre, fermant les yeux en sentant les lèvres de Tom glisser sur sa nuque. C'était doux et tendre... Il tressaillit sous les caresses de son frère, celui-ci flattant ses hanches du bout de ses doigts et lui arrachant des soupirs de bien-être. La main du châtain souligna délicatement la ligne de sa cuisse, remontant vers les hanches ; il effleura une nouvelle fois son entrejambe, lui procurant de délicieux frissons.
« Tom... »
Le jeune guitariste répondit à cet appel en déposant un baiser sur l'une de ses omoplates, glissant son autre main en direction de sa propre virilité, l'enduisant de ce liquide encore tiède, étouffant une plainte caressante, terriblement envoûtante pour l'ouïe de sa moitié.
« Tom... »
« Bill... »
Les doigts du jeune brun se crispèrent sur les draps alors qu'il sentait l'entrée de son être laisser son jumeau pénétrer en lui, un petit cri s'échappant de sa gorge. Le guitariste entama un lent va et vient, mêlant ses plaintes à celles de son compagnon, des plaintes sourdes et sensuelles. Bill tentait vainement de faire taire son corps, mais son esprit ne semblait pas être en mesure de penser à autre chose qu'aux avancées de son vis-à-vis.
« Tom... ! » appela-t-il.
Les yeux fiévreux, le corps brûlant, les deux adolescents allaient dans un même mouvement, rythmé par leurs gémissements. Le jeune chanteur laissa échapper une nouvelle plainte, son jumeau entrant pleinement en lui, soufflant au creux de son oreille :
« Bill... ! »
« Tom... ! Haan... ! »
Plus rien n'existait, plus rien n'avait d'importance, juste eux deux, simplement ce corps brûlant contre le sien. La respiration hachée, chacun savourait pleinement le contact de son partenaire, cette peau à la fois douce et humide, ces cris envoûtants... Le bruit fracassant d'un vase rencontrant le sol les fit sursauter, les deux garçons tournèrent la tête vers la porte, un frisson glacé les paralysant ; le guitariste écarquilla les yeux, ne parvenant pas à déglutir :
« Ma... M'man... »
La femme avait les yeux grands ouverts, ceux-ci s'harmonisant avec sa bouche béante ; elle avait porté la main à son c½ur, l'autre la rattrapant de justesse à la poignée de la porte. Bill n'osait pas bouger, ses muscles semblaient tétanisés au possible et c'était apparemment le cas aussi pour son jumeau qui ne parvint qu'à articuler une nouvelle fois d'une voix blanche :
« M'man... »
Ende... (ou plutôt ''à suivre'' dans la fic ''E-Mails'')
Sahad : Et voilà, une fic que j'ai beaucoup aimé écrire et qui, je l'espère, vous aura plu aussi. Désolée pour l'attente, mon cher MX, mais je t'avais dit que j'étais sadique. Niark niark niark. Bref, à bientôt, les gens.
OoOoO
(1) Ecoutez donc qui c'est qui cause.
(2) J'ai donné un nom au hasard au canal, donc désolé(e) s'il existe et qu'il ne traite pas de ça !
(3) Merci Smi-chan pour m'avoir raconté ce truc hautement philosophique. Lol.
(4) Merci à Kura pour la superbe idée.
(5) Et oui, les douches peuvent être très grandes : 2m30 sur 1m50.
(6) N'oublions pas que E-Mails se passe en Août.
(7) Cette fic paraîtra sûrement avant le concert des TH en France, je mets juste des morceaux comme ça, je ne sais pas ce qui sera véritablement joué. Si quelqu'un y va et prend des photos, scannez-les moi, svp ! TxT
piX : BiLL uND ToM, Je LeS TRouVe TReS FuSioNNeLS SuR CeTTe PiX ^^